Derrière lemondedansmesoreilles

Derrière le virtuel «Le monde dans mes oreilles», il y a une fille en chair et en os, bien ancrée dans le réel: Caroline Marcoux-Gendron.

Si vous savez désormais que je me passionne pour l’ethnomusicologie et la scène culturelle bouillonnante de Montréal, voici un petit aperçu de tout ce qui m’a conduite jusqu’à la création de ce blogue.

L’ethnomusicologie est apparue sur mon chemin au détour d’une série d’évènements et de circonstances.  Je dirais que le «cocktail de base» à l’origine de cette passion se constitue de musique, de voyages, de lectures et d’une soif d’apprendre qui n’est jamais assouvie.

Ingrédient no 1: La musique.

À 4 ans à peine, je chaussais mes premiers souliers de danse. Danse contemporaine, danse sociale, ballet jazz… autant de moyens d’entrer en contact avec la musique. Puis, à 6 ans, je prenais un violon dans mes mains pour la première fois, violon qui allait m’accompagner tout au long de ma scolarité obligatoire, soit de la première année du primaire à la cinquième année du secondaire. Entre-temps, j’ai bien sûr connu les joies de la flûte à bec, du xylophone, de la chorale de classe et des pièces à trois ou quatre accords à la guitare sèche. Plus sérieusement, j’ai débuté des cours de chant à 13 ans et ma voix est devenue, pour ainsi dire, mon principal instrument de musique. Quelques cours de piano ont complété cette formation. Finalement, j’ai pu entrer en contact pendant près d’un an avec une culture musicale qui m’était tout à fait inconnue, soit la musique indonésienne et ce, par l’entremise du gamelan, ensemble instrumental de cette région du monde.

Au-delà du loisir que représente la musique, j’ai eu l’occasion de faire mes classes dans quelques productions québécoises professionnelles à titre de chanteuse interprète. Vivre et comprendre la musique se fait de mille et une façons et la plus grande part de mon apprentissage des huit dernières années s’est vécue sur une scène.

Ingrédient no2: Les voyages.

Partir à la découverte du monde avec un simple sac sur le dos est une idée qui m’est venue à la fin de l’adolescence. Découverte beaucoup plus tardive que la musique certes, mais j’ai bien rattrapé le temps perdu depuis! Après un premier voyage à Cuba (le premier et  sans doute le dernier tout-inclus..!), j’ai enchaîné les pays européens comme l’Allemagne, l’Angleterre, l’Espagne, le Portugal, la Belgique, la France, la Grèce et l’Italie pour ensuite aller explorer des pays arabes tels que le Liban et la Tunisie. De ma première séance de karaoké dans un petit bar à Berlin aux spectacles de flamenco et de fado vus dans la  péninsule ibérique à l’été 2007, en passant par le musée des instruments de musique de Bruxelles, la Fête de la musique que j’ai célébrée en Provence, les arias d’opéra entendus dans une église baroque de Rome, les nombreux musiciens rencontrés dans des soirées libanaises et une discussion avec un Berbère à propos de la musique dans les campements du désert en Tunisie, j’ai tranquillement saisi le pouvoir de la musique à rassembler les gens et sa capacité à nous faire comprendre un peu mieux le monde qui nous entoure.

Ingrédient no3: La lecture et la soif de connaissances.

Les plus gros dilemmes que j’ai rencontrés ont sans doute été de choisir une orientation dans mon cheminement scolaire et de nécessairement laisser de côté certains domaines de connaissances au profit de d’autres. Le choix entre les sciences et les arts lors de mon inscription au CÉGEP a été mon premier deuil. J’ai abandonné la calculatrice au profit des bouquins, des films et des soirées de poésie que m’a fait vivre le programme Arts et Lettres. Bon, j’admets que la calculette ne m’a pas manquée longtemps quand je songe au monde de possibilités qui s’est ouvert à moi. Après la révélation qu’ont été les cours d’histoire de l’art, j’ai voulu parfaire mes connaissances musicales dans un programme collégial en chant jazz. C’est dans un cours de littérature musicale que LE déclic s’est produit. J’ai entendu le mot «musicologie» pour la toute première fois. Quelques jours plus tard, on me parlait d’ethnomusicologie… C’était comme si quelqu’un avait inventé un domaine d’étude juste pour moi! En plus, j’aurais l’occasion de «rescaper» mon côté plus scientifique avec des cours d’acoustique, de neurocognition musicale, etc. Finis les doutes, il n’y avait désormais qu’un mot d’ordre: l’ethnomusicologie!

Voilà à peu près où j’en suis au moment d’écrire ces lignes. Entre les cours universitaires, les spectacles que je fais encore quelques fois et ceux auxquels j’assiste, les nombreux projets de voyages qui surgissent constamment et les mille et une opportunités que m’offre cette nouvelle passion, j’ai voulu démarrer ce blogue afin de partager mes découvertes, mes coups de coeur, mes intérêts musicaux de toutes sortes.

Puisque la musique est à mon avis l’un des moyens de partage les plus efficaces qu’on puisse trouver, la communicatrice en moi ne peut que saisir toutes les occasions qui se présentent d’assouvir son besoin d’écrire et d’en parler!


2 Réponses to “Derrière lemondedansmesoreilles”

  1. Festivalissimo
    Festival ibéro-latino-américain de Montréal

    17e FESTIVALISSIMO : le plus grand festival de cinéma latino-américain, espagnol et portugais du 1er au 11 mars au cinéma Excentris.

    Montréal, le mardi 31 janvier 2012 – Vitrine établie des cinématographies et des cultures latino-américaines et ibériques, Festivalissimo est fier d’annoncer la tenue de sa 17e édition qui se déroulera à Montréal du 1er au 11 mars 2012.
    La richesse des cinématographies de l’Amérique latine, de l‘Espagne et du Portugal est désormais à la mesure de son étonnante diversité, particulièrement en Amérique latine où une nouvelle génération de cinéastes ne cesse d’étonner la critique en redoublant d’audace et de créativité…
    La 17e édition de Festivalissimo témoignera de cette effervescence, à travers une sélection inédite de films acclamés par le public et la critique.
    Premier festival de films latino-américain, espagnol et portugais à Montréal, Festivalissimo présentera cette année une vingtaine de films en provenance de pays aussi divers que le Mexique, le Chili, la Colombie, l’Espagne, l’Argentine, le Brésil, Venezuela et Cuba, en première québécoise et nord-américaine, projetées sur nos écrans.
    Événement vivant et interactif, des rencontres y seront organisées avec nos acteurs invités, et l’attribution du prix du public et des prix du jury EL SOL, décernés au meilleur film, à la meilleure interprète féminine et au meilleur interprète masculin, clôturera avec éclat ce grand festival de premières. Après Cannes, Locarno, Venise et Berlin, Montréal ne sera pas en reste et succombera à son tour à la fièvre du cinéma ibéro-latino-américain.

    Contact média :
    Salle de presse Festivalissimo 514.737.3033 info@festivalissimo.ca

    Site internet : http://www.festivalissimo.ca/fr/

  2. Il est urgent que nous envisagions une collaboration ! Blog hyper renseigné, à un océan de là, et, à la lecture de votre profil, tellement de points communs … littérature, écriture, communication, et musique pour faire vibrer l’ensemble à l’unisson. Bravo !

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