Les Grands Explorateurs à Tombouctou

Abonnée aux Grands Explorateurs pour une deuxième année consécutive, je suis allée assister à la première projection de la saison mardi soir dernier. Le cinéaste Michel Drachoussoff présentait son plus récent documentaire portant sur le Mali. La formule reste la même: «l’explorateur» introduit son film et en assure la narration en direct, sans compter l’incontournable entracte qui permet notamment de vendre quelques produits dérivés tels que des livres, des disques, des DVDs.

En ce sens, Destination Tombouctou ne fait pas exception. Mais, si j’ai voulu en glisser mot sur ce blogue, c’est parce que le ton général de la présentation et le contenu de celle-ci m’ont particulièrement plu. Non pas que les Grands Explorateurs soit habituellement une expérience désagréable – bien au contraire! – mais je suis parfois un peu agacée par le ton complaisant de certains conférenciers, ou encore par la façon dont la musique est traitée dans les documentaires. Je consens qu’il s’agit ici d’une préoccupation qui m’est chère et que tous n’envisagent pas de la même façon. Toujours est-il que j’ai bien du mal à ne pas sourciller quand un documentaire s’ouvre au son d’une musique qui se veut «exotique», mais qui n’a, pour ainsi dire, rien à voir avec la destination que nous nous apprêtons à découvrir (pensons notamment à l’éternelle flûte de pan qui n’a pas toujours sa place). Aussi, je ne peux pas m’empêcher d’être un peu déçue lorsque défile le générique après deux heures de vidéo durant lesquelles peu ou pas de scènes ne se sont attardées à quelque manifestation musicale que ce soit.

Mais voilà, Destination Tombouctou a retenu mon attention non seulement par le ton de Michel Drachoussoff qui est à la fois sensible et sincère (ses petits commentaires incisifs à l’égard des touristes qui envahissent l’habitat naturel des éléphants au Mali étaient bien sentis et ont certainement conscientisé de futurs voyageurs), mais aussi par la place notable qu’il accorde à la musique et la façon dont il traite celle-ci. D’une scène de culte où danse et chant prédominent et que Drachoussoff décrit avec rigueur et pertinence, à cette image d’un griot qui enseigne son art à son garçon, en passant par quelques scènes d’un défunt festival dans le désert, à Essakane, voilà l’un des documentaires des Grands Explorateurs que je retiens avec bonheur .

Comme j’ai assisté à l’une des premières représentations de la série, il reste encore plusieurs dates et tout autant de villes pour aller voir et entendre Destination Tombouctou.

Images tirées du site des Grands Explorateurs.

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~ par lemondedansmesoreilles sur octobre 9, 2011.

Une Réponse to “Les Grands Explorateurs à Tombouctou”

  1. Chère Madame,
    je vous remercie pour votre commentaire concernant mon film Destination Tombouctou.
    La musique du film (hors extraits de musique locale) a été composée et enregistrée à Moscou (la sensibilité n’a pas de frontières) car j’y compte de nombreux amis musiciens pleins de talent avec lesquels j’ai établi une véritable communion artistique et musicale.
    Bien cordialement,
    Michel Drachoussoff

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