Une 1ère au Quartier des spectacles pour les 25 ans de Nuits d’Afrique

S’il fêtait son quart de siècle cette année, c’est sous le signe de la nouveauté que le festival Nuits d’Afrique a clôturé sa programmation avec quatre journées de spectacles extérieurs. De fait, c’était la première fois que les festivités se déroulaient au parterre du Quartier des spectacles, coin Clark et Maisonneuve. Petit retour sur cette longue fin de semaine où tous les scénarios météo se sont manifestés.

Dès l’ouverture jeudi, les festivaliers étaient au rendez-vous et ce, malgré la chaleur et l’humidité accablantes. À tour de rôle ont défilé sur scène des artistes tant du continent africain que de sa diaspora. Le festival proposait notamment des créations spéciales pour ses 25 ans, mettant en vedette les différentes régions géographiques et musicales que sont l’Afrique mandingue, l’Amérique latine, l’Afrique du Nord et l’Afrique bantoue. Zouk, soukous, highlife, raï, gnawa, cumbia, salsa… autant de genres musicaux qui ont cohabité sur la scène principale, mais également à l’Agor’Afrique, petite tente où l’on proposait concerts, ateliers et conférences. Ces courtes représentations, en alternance avec les évènements de la grande scène, ont d’ailleurs permis de beaux moments. Je pense notamment à ce spectacle de musique andalouse avec le groupe El Hispalis jeudi, à cette rencontre entre l’art des griots et le slam avec Zal Sissokho et Fabrice Koffy vendredi, ou encore à ces ateliers sur le balafon, le tambour nkuu, la danse africaine et autres éléments de la tradition musicale et culturelle qui permettaient des échanges entre les participants et les artistes.  Les grands évènements de fin de soirée ont évidemment attiré les foules les plus nombreuses (que l’on pense à Meiway jeudi et aux centaines de mouchoirs blancs qui s’agitaient au rythme du zoblazo avant que l’orage ne s’en mêle, à Oumou Sangare, à Soukous Stars ou, bien sûr, à Kassav’, dont le passage hier soir a paralysé une partie du Quartier des spectacles tellement le public était nombreux).

À l’extrémité nord du site se trouvait le marché Tombouctou comme à chaque année, mais également le funambus, un ancien véhicule de la STM spécialement aménagé en poste d’écoute pour les albums des éditions précédentes du festival ainsi que ceux de plusieurs artistes ayant performé lors de cette 25e année.

À la différence de plusieurs festivals présentés sur ce même parterre du Quartier des spectacles, Nuits d’Afrique se démarque par sa scène unique. S’il y a forcément un peu moins de spectacles présentés que lors d’un évènement comportant plusieurs sites, la concentration des activités en un seul et même lieu favorise le caractère convivial de ce festival. Avec la température particulièrement favorable et le nouveau site extérieur, cette célébration du quart de siècle est une bonne année pour Nuits d’Afrique.

Mon seul regret: ne pas avoir assisté à l’une des fameuses soirées Masala Sono à la SAT, l’une des nouveautés de cette édition. Vu les commentaires positifs, espérons que Nuits d’Afrique récidive l’a prochain!

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~ par lemondedansmesoreilles sur juillet 25, 2011.

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