Début du périple africain…

Jours 1 et 2 de Nuits d’Afrique (le Festival débutait officiellement hier soir, mais la programmation en salle comprenait des spectacles dès mardi).

Le voyage musical africain aura commencé au sud du continent avec Dizu Plaatjies et l’Ibuyambo Ensemble mardi soir. Le Lion d’Or, juste assez intime pour un spectacle de cette nature, a permis un contact privilégié entre musiciens et spectateurs, ces derniers ayant droit à un voyage à travers différents pays voisins de l’Afrique du Sud, terre natale de Dizu Plaatjies. La scène, encadrée par les imposants marimba et balafon, a été le lieu de quelques démonstrations de danse, mais aussi d’habiles solos instrumentaux et de chants a cappella. Si les «prouesses athlétiques» (comprendre «les mouvements de danse», généralement assez acrobatiques) et les pièces enlevées de la seconde partie ont suscité le plus de réactions dans l’assistance, ce sera l’utilisation (brève mais captivante) des lamellophones et des aérophones comme les cornes, ainsi que les quelques moments de polyphonies vocales que j’ai pour ma part préférés.

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Mercredi 20h30, derrière les portes du Metropolis, une foule se préparait tranquillement à accueillir le parrain de la 25e édition du Festival, l’une des têtes d’affiche (sinon LA personnalité la plus attendue) cette année: Manu Dibango. Avant que ce dernier et son Soul Makossa Band n’investissent la scène, Marianne Aya Omac est venue, seule avec sa guitare, présenter quelques chansons de son répertoire. On aura sans doute tous été surpris de constater que ce n’était pas la femme et sa guitare, mais bien la femme et son petit orchestre qui s’amenaient: les pieds et les mains (lorsqu’elles n’étaient pas occupées à gratter agilement les cordes de la guitare) assuraient la section rythmique tandis que la guitare et la voix (celle pour chanter, mais aussi celle pour imiter la trompette à s’y méprendre!) comblaient la section mélodique pour une performance qui aura fait taire jusqu’aux plus récalcitrants accoudés au bar.

Puis, le saxophoniste camerounais Dibango et son solide band ont pris place avec tout l’aplomb d’une formation de cette réputation. Le Soul Makossa Band et son chef ont présenté une performance haute en énergie, puisant tantôt dans le répertoire du saxophoniste lui-même, tantôt dans celui de figures marquantes de la musique africaine (Joseph Kabasele avec Independance Cha Cha, Miriam Makeba avec Malaïka…). Manu Dibango, plein d’humour et tout sourire pour le public montréalais qu’il n’avait pas visité depuis quelque huit années selon ses souvenirs, a dialogué, en musique mais aussi parfois en mots, avec ses musiciens et ses deux choristes. S’il nous a livré quelques solos et duos (avec son partenaire Jonathan Handelsman au saxophone et à la flûte traversière), Manu Dibango a aussi donné à ses acolytes leur moment pour briller et faire preuve de leur virtuosité. La fin du spectacle a été un véritable crescendo de sensations fortes avec les solos du batteur et du percussionniste et, l’inévitable mais très attendu rappel, Soul Makossa.

Il va sans dire que le festival est bel et bien lancé!

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~ par lemondedansmesoreilles sur juillet 14, 2011.

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